Et si on imaginait le pire ?

En coaching, on cherche à faire émerger les solutions positives, réalistes et farfelues. Ici, je vous propose un exercice totalement à l'inverse et qui possède des origines beaucoup plus lointaines...Imaginons le pire ensemble....


Mes lectures me mènent à faire des rebonds dans d'autres disciplines. Celle qui a depuis quelques temps toute mon attention, c'est la philosophie. J'ai découvert que cette discipline ne sentait pas la naphtaline et pouvait nous offrir des pistes incroyables vers la connaissance de soi. Par exemple, parlons (un peu et en surface) de Sénèque ! Ce philosophe stoïcien a mis en avant la préméditation. Rien à voir avec une action qu'on ferait avant la méditation ! C'est une méditation destinée à préméditer les maux (entre autres). Pour vous expliquer plus simplement et avec mes mots à moi : c'est une technique de représentation du pire. J'entends déjà certains qui vont dire " oh, mais moi, je pense tout le temps au pire !". Eh bien, mes amis, c'est là la différence... Entre le "tout le temps" qui démontre un tempérament sombre et un poil pessimiste et une action destinée à faire avancer ! Dans la deuxième situation, le sujet choisit de réaliser cette méditation. Un petit détour : ici, on parle de méditation philosophie, rien à voir avec la pleine conscience !

A quoi ça sert de voir le côté noir ?

En fait, l'objectif est d'éviter la douleur de la surprise. On peut ainsi relativiser lorsque la situation devient telle qu'on l'avait imaginée et on a moins peur. On n'empêche pas les situations d'arriver mais en y ayant médité avant, on atténue l'effet de surprise. C'est souvent cet effet qui nous ôte toute réflexion et toute action sensée.

On considère alors tous les champs du possible sans verser vers le côté pessimiste.

Certains refusent cette pratique

Les épicuriens trouvaient que cela ne servait à rien d'imaginer le futur car il est trop incertain. A quoi bon souffrir deux fois ! Autant attendre que l'événement arrive et on verra.... Le terme de souffrance est un peu fort selon moi ! Imaginer le "pire", c'est aussi travailler sur soi, réfléchir à toutes les réactions possibles, à tous les scénarios. On n'a pas besoin de le faire pour tous les instants de sa vie ! Voyons cela comme un outil de réflexion ! Et j'aime assez l'idée de pouvoir utiliser une pratique si ancienne dans mon quotidien.

Les bénéfices que j'y trouve

Ils sont multiples :

  • Je me prépare à accueillir les situations en gommant l'effet de surprise qui pourrait me paralyser ou avoir des réactions inapropriées

  • Je me mets en position de passer au delà de la situation avec des gestes réfléchis

  • Je diminue objectivement mes peurs en y pensant, en travaillant dessus, je les affronte pour les rendre plus petites

Pour découvrir d'autres exercices spirituels ( rien à voir avec la religion mais avec qui est de l'ordre de l'esprit), je vous conseille un auteur-philosphhe Xavier Pavie. Ces livres sont accessibles même lorsque vous n'avez jamais fait de philo à l'école. C'est mon cas !

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